6 édifice(s) protégé(s) au titre des Monuments Historiques — source : data.gouv.fr / Ministère de la Culture (base Mérimée)
Ancienne porte d'entrée fortifiée de la première enceinte du château d'Allègre. Porte flanquée de deux tours. Porte ogivale surmontée de mâchicoulis et, au 19e siècle, de l'horloge publique.
Voir la fiche officielle →En 1547, Jean de Mozac, prieur de Crevon (diocèse d'Evreux) fait don à sa ville natale, Allègre, de trois statues dont l'une de Notre-Dame de Pitié. Antoine de Mozac, son frère, riche bourgeois de la ville, fait élever un oratoire pour les recevoir. Cet édifice constitue le choeur de la chapelle actuelle. L'oratoire devient un lieu de pélerinage fréquenté. En 1650, une nef surmontée d'un campanile à deux cloches est ajoutée à l'oratoire. De 1651 à 1901, la confrérie des Pénitents Blancs s'y installe. En 1914, réfection de la toiture et de la décoration intérieure. L'édifice présente un plan rectangulaire, avec choeur à pans coupés et cul-de-four absidial dans lequel est percée une niche abritant la Vierge de Pitié du 17e siècle. Au nord, une porte destinée à la marquise de Flaghac, a été partiellement murée pour y loger deux tombes. Une litre funèbre illustrée de seize écus court à mi-hauteur sur toute la paroi intérieure.
Voir la fiche officielle →Calvaire composé de trois croix distinctes. La croix centrale présente un Christ d'exécution grossière, avec un linceul à petits plis réguliers et symétriques. A ses pieds, une tête de mort avec ossements croisés. Sur sa face postérieure est un coeur percé d'une croix et entouré d'une couronne d'épines. Les croisillons sont cylindriques. Le fût est de section hexagonale. Le socle en pyramide tronquée, avec angles abattus porte des armoiries effacées sur deux faces. La croix se trouvant à gauche du Christ présente un fût identique à la première. S'y distinguent des cordes entrecroisées, et une date effacée à la base (sans doute 1278). La croix de droite est neuve et se présente les mêmes fût et socle que la première.
Voir la fiche officielle →Les ruines se limitent aux deux angles en forme de tour de l'ancien donjon entre lesquels subsistent les mâchicoulis du chemin de ronde, et la base d'une tour d'angle de l'enceinte. Siège de la seconde baronnie d'Auvergne, le château fut construit vers la fin du 14e siècle sur un plan comportant trois enceintes fortifiées. L'édifice a soutenu plusières sièges pendant la guerre de Cent ans et contre la Ligue en 1593. Il a été incendié le 15 novembre 1698. Propriété communale après la Révolution, il a servi de carrière de matériaux de construction.
Voir la fiche officielle →Croix du début du 16e siècle, se trouvant autrefois dans le cimetière qui entourait l'église paroissiale avant sa désaffection. Hauteur de trois mètres. Fût et bras cylindriques. Représentation du Christ sur une face et d'une couronne sur l'autre. La base polygonale est décorée d'écussons sculptés sur chacune des faces, et porte des inscriptions gothiques.
Voir la fiche officielle →Cet édifice fait partie d'un ensemble de six hôtels particuliers construits sur l'enceinte de la ville. Cette première enceinte était défendue par onze tours reliées par des courtines. En 1435, le seigneur d'Allègre concéda à huit familles nobles le droit de bâtir leurs hôtels afin d'être protégés en cas de siège. L'hôtel Bar fut construit sur la partie Est des fortifications par Lancelot de Bar, capitaine du château d'Allègre de 1418 à 1422. Au 17e siècle, l'hôtel fut vendu et le propriétaire y fit exécuter d'importants remaniements (construction d'un corps de logis rectangulaire à côté de la tour d'escalier). L'hôtel est constitué d'un corps de bâtiment allongé, flanqué au centre de sa façade nord sur cour par une tourelle d'escalier. Il est prolongé au nord par un autre bâtiment n'ayant qu'une façade sur jardin. Les jardins sont accessibles par l'intermédiaire de terrasses. A l'extérieur, la tourelle d'escalier est dotée d'ouvertures à encadrement mouluré du 15e ou 16e siècle. Les autres façades sont percées de baies ouvertes au 17e. A l'intérieur, chaque étage est compartimenté en pièces disposées en enfilade et doté de petites pièces de service (alcôve, souillardes). Au rez-de-chaussée, l'ancienne cuisine était chauffée par une cheminée monumentale dont ne subsistent que les piédroits ornés de colonnettes à base prismatique. Le manteau, scié, a été remplacé par une poutre en bois. Les chambres ont été dotées au 19e siècle de boiseries et d'alcôves, ainsi que de cheminées en bois peintes en faux marbre.
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